Les réseaux sociaux sous haute surveillance au JO de Londres

Il y a 4 ans, la flamme olympique traversait Paris… Dans la confusion. Des manifestants criaient « Free Tibet », quand ils n’essayaient pas tout simplement d’empêcher le porteur de flamme de passer. Aujourd’hui, JO de Londres oblige, ce n’est plus des « Free Tibet » mais des « Free Facebook » que l’on risque d’entendre du côté de Londres. Explications.

Le comité d’organisation des Jeux Olympiques a rendu public les règles relatives à la propriété intellectuelle. Le moins que l’on puisse dire est que les réseaux sociaux seront sous étroite surveillance :

« Les photos, films et enregistrements audio des Jeux prises par un spectateur ne peuvent pas être utilisés à d’autres fins que personnelles et un spectateur ne peut pas diffuser ou publier de films et / ou d’enregistrements audio notamment sur les réseaux sociaux, site web et sur Internet de façon générale ».

Concrètement les spectateurs ne pourront faire des commentaires qu’à titre personnel et à la 1er personne. A noter que cette règle est également valable pour les sportifs puisqu’ils ne pourront s’exprimer sur les réseaux sociaux qu’en leur nom, sans mentionner un autre concurrent ni retranscrire la vie à l’intérieur du village Olympique.

A l’heure où les réseaux sociaux font partis intégrante de nos quotidien, pourquoi limiter leur usage ?

Pour une bonne et simple raison : l’argent ! Devant l’engouement énorme que suscite les JO (68 % des Français se déclarent intéressés par cet évènement), les organisateurs ont voulu préserver l’exclusivité des médias partenaires qui payent très chers les droits de diffusion. Ils veulent ainsi ne pas fragmenter l’audience entre chaines de télé et site Internet. Déjà à Pékin, le CIO avait tenté de faire supprimer les épreuves des JO publiées sur The Pirate Bay.

Pour les sportifs, le CIO a voulu éviter les litiges. On imagine en effet les répercussions que pourraient avoir un tweet critique d’un sportif à l’égard d’un autre. Mais une autre raison peut également être avancé : les marques partenaires veulent garder la primauté sur l’évènement. Un sportif ne pourra par exemple pas envoyer des messages sur Facebook ou Twitter en mentionnant une marque ne faisant pas partie des « officielles ». Usain Bolt ne pourra par exemple pas parler de Puma, marque non partenaire des JO.

Reste maintenant à savoir comment les organisateurs comptent contrôler tout cela…

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